Mont-Laurier, 28juin 2010 — Au cours de la dernière session parlementaire à Ottawa, il est devenu évident que la reconnaissance de la nation québécoise par la Chambre des communes ne s’accompagnera jamais d’aucune mesure concrète et que le désir de vouloir réduire le poids politique du Québec en augmentant le nombre de députés de l’Ontario et de l’Ouest canadien n’augure rien de bon. « Ce n’est pas seulement sur le plan politique, mais aussi sur le plan économique que la nation québécoise est mal servie par le fédéralisme. Dès le deuxième jour de la session, la lecture du budget ne tenait aucunement compte des besoins du Québec, que ce soit dans les domaines de la forêt, de l'aéronautique, de l'environnement ou de la culture. Or, ce budget insatisfaisant a été adopté grâce à la faiblesse des Libéraux », a expliqué Johanne Deschamps.
En plus de son projet de loi pour la création d’un crédit d’impôt pour les diplômés qui s’installent dans les régions désignées, la députée de Laurentides-Labelle a été très active dans le dossier du projet de loi visant à privilégier l'utilisation du bois comme matériau de construction dans les projets de bâtiments fédéraux. À titre de porte-parole à la Coopération internationale et porte-parole adjointe aux Affaires étrangères, elle a aussi déposé un projet de loi pour mieux encadrer l’activité des compagnies canadiennes à l’étranger. « Bien que la grande majorité des compagnies canadiennes respectent les droits humains et l’environnement lorsqu’elles exercent à l’étranger, il existe encore malheureusement des écarts de conduite de certaines compagnies qui sont tout à fait inacceptables », a déclaré la députée du Bloc.
Le Bloc Québécois a aussi proposé plusieurs autres mesures qui permettraient de venir en aide aux Québécoises et aux Québécois les moins bien nantis, comme les bonifications à l’assurance-emploi, l’aide aux victimes d’actes criminels ou la défense du droit des aînés dans le dossier du supplément de revenu garanti. « Mais comme femme, c’est encore la volonté du gouvernement Harper de ramener le débat sur l’avortement qui m’a le plus interpellée. Il faut être constamment sur ses gardes avec ce gouvernement cachotier et secret dont les véritables intentions ne sont jamais claires », a souligné Johanne Deschamps.
Dans l’exercice de ses responsabilités comme porte-parole à la Coopération internationale et aux Affaires étrangères dans les dossiers de l’Afrique et l’Amérique latine, la députée de Laurentides-Labelle a rencontré plusieurs ambassadeurs et a travaillé en étroite collaboration avec des organismes internationaux tels que l’Association parlementaire Canada-Afrique, l’Association canadienne des Parlementaires pour la Population et le Développement, le Groupe parlementaire multipartite pour la prévention du génocide. Plus récemment, elle fut cofondatrice du caucus parlementaire sur le VIH-sida et la tuberculose. « Je suis en mesure de voir tous les jours à quel point le Québec est apprécié dans le monde et comment il pourrait jouer un rôle important en tant que pays souverain et surtout, à quel point les Québécoises et les Québécois en seraient fiers. Jamais je ne cesserai de travailler à la réalisation de notre souveraineté en tant que nation », a conclu Johanne Deschamps.

